Le béton de ciment étant le matériau privilégié des architectures du XXème siècle, il est stratégique d’en faire l’histoire, d’expliciter la diversité de ses pensées et de montrer la multiplicité de ses formes spatiales. Armés de ces connaissances, nous ne pourrons que mieux envisager le devenir des architectures en béton : conservation, adaptation, transformation, voire démolition. Ces recherches menées à partir d’un matériau (le béton), d’une période (début du XXème siècle) et d’un lieu (les Alpes) développent une pensée de l’architecture que nous qualifions de « modernités
situées ».

La commémoration des 200 ans de la découverte des chaux et ciments artificiels par l’ingénieur grenoblois LouisVicat et le projet de restauration
de la tour construite par Auguste Perret à Grenoble pour l’Exposition Universelle de la Houille Blanche et du Tourisme en 1925 sont l’occasion de mettre en discussion les qualités du béton, en tant que matériau d’architecture et culture constructive. L’enjeu est d’aller à l’encontre de certains a priori sur ce matériau, et en particulier celui de son absence de lien au local. En quoi l’invention et les développements des ciments et des bétons tiennent-ils pour partie à des spécificités propres au territoire Rhône-alpin ? Qu’en est-il, plus précisément, des multiples manières dont ornements, architectures et infrastructures en béton ont construit les paysages « naturels » et urbains des alpes ? Quelles sont les avancées les plus récentes en matière d’analyse des pathologies, de traitement et de restauration des bétons ?

 

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