L’équipe Cultures constructives a été fondée en 2002 sur la base cause and effect essay topics de l’héritage d’une vingtaine d’années de travaux de recherche dans différents cadres institutionnels. C’est avec le laboratoire Dessin-Chantier, fondé au début des années 1980 par Sergio Ferro à l’école d’architecture de Grenoble, que commence l’histoire (c’est à cette période que nous devons des ouvrages tels que Le Corbusier, Le Couvent de la Tourette, de S. Ferro, C. Kebbal, P. Potié et C. Simonnet). Elle se poursuit avec le réseau Cultures constructives, initié par le Bureau de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère en 1993, et dirigé successivement par Philippe Potié et Cyrille Simonnet : ce réseau a progressivement fait émerger une problématique commune qui ne trouvait pas son inscription dans les laboratoires existants. La question constructive, telle que la posaient les différents chercheurs de l’équipe, n’était pas liée aux seules sciences de l’ingénieur, comme c’est souvent le cas, mais s’inscrivait dans l’orbite de la discipline architecturale, et plus précisément du champ théorie et pratique de la conception architecturale et urbaine de nos écoles d’architecture. Il s’agissait d’interroger la relation architecture-construction à partir du champ de l’architecture plutôt que de celui de la technique qui est l’optique habituellement privilégiée. De cette période datent des ouvrages fondateurs tels que Culture constructive (sous la direction de P. Potié et C. Simonnet, 1992) et Philibert De l’Orme (P. Potié, 1998).

De 2002 à 2009, l’équipe Cultures constructives, devenue en 2007 laboratoire habilité, s’étoffe et produit des ouvrages qui marqueront cette période féconde : André Ravéreau, l’atelier du désert (P. Potié et R. Baudouï, 2003) ; Le Béton, histoire d’un matériau (C. Simonnet, 2005) ; Le projet tectonique (sous la direction de J.P. Chupin et C. Simonnet, 2005) ; etc. Si l’ancrage de l’équipe reposait sur un noyau de chercheurs historiquement situé à l’école d’architecture de Grenoble, ses membres issus de l’ancien réseau Cultures constructives appartenaient à plusieurs écoles : au pôle historique grenoblois s’était peu à peu adjointe la dynamique versaillaise qui a accueilli et largement favorisé le développement de cette activité de recherche en son sein. Jusqu’à 2009, Cultures Constructives était donc une unité de recherche multi-site dont les membres étaient répartis entre l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble et l’école nationale supérieure d’architecture de Versailles. Elle accueille alors ses premiers doctorants et contribue significativement à la réflexion portée par l’ENSAG pour la mise en place du doctorat en architecture (qui verra concrètement le jour avec les premières inscriptions en 2007).

C’est cette même notion partagée de cultures constructives qui a motivé en 2010 le rapprochement du laboratoire Cultures constructives avec le laboratoire CRAterre-ENSAG. Alors que les chercheurs de l’ENSA Versailles pay for essays se repliaient sur un nouveau laboratoire versaillais dans une logique de site, CRAterre et Cultures constructives posaient ensemble les bases du projet d’unité de recherche Architecture, Environnement et Cultures Constructives, soumis à l’évaluation de l’AERES en 2010 (note obtenue : A+) et lauréat en 2011 de la première vague des LabEx (LabEx AE&CC).

L’ENSAG étant membre associé avec convention renforcée au sein de la COMUE Université Grenoble Alpes (UGA), AE&CC participe aux pôles de recherche qui coordonnent la politique scientifique du site de l’IDEX grenoblois. Le laboratoire Cultures constructives est particulièrement impliqué au sein du pôle Sciences Sociales 14 laboratoires, 480 enseignants et chercheurs et 550 doctorants dans les domaines de l’économie et de la gestion, du droit, des sciences politiques, de la sociologie, de la géographie, de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’architecture.

A l’intérieur de ce pôle PSS se déploient quatre axes de recherche : le laboratoire Cultures constructives est fortement ancré dans l’axe Gouvernance, Territoires, Développement durable.

Le laboratoire Cultures constructives est en outre fortement impliqué dans le projet LIFE, l’un des CDP financés par IDex grenoblois.