FAROOGHI Ehsan ENSA Saint-­Etienne

POËTTE Simon ­ESAD Saint-­Etienne

SAUZEAU Jean­Baptiste ­UCB Lyon

TISSERAND Romain UCB Lyon

TOMASI Léo ENSA Grenoble

 

Bois, métal, peinture acrylique, vis, soudure

 

Dimensions : 3 x 3 x 2,5 m

 

Il y a ici un artiste, qui joue avec les formes, qui les transforme, les malmène ; qui raconte et filme des contes.

Il y a un architecte qui imagine des places, qui dessine des lieux de vie dans l’urbain ; entre Orient et Occident.

Il y a trois chercheurs aussi, trois domaines d’expertises, trois thèses en chantier. Il y a le rêve et l’éveil, le sommeil et les yeux ouverts. Il y a des enfants et des personnes âgés. Il y a l’équilibre et la chute, il y a l’entre-deux : entre être debout et le sol. Il y a des stations et des gares, il y a le lien entre la ville et les infrastructures de transport, il y a les distances.

Et entre nous tous il y a un thème commun, une clé de voute, une idée : entre nous il y a un passage.

Si la rencontre entre Art et Science parait être depuis Vitruve une relation banale et évidente, force est de constater qu’aujourd’hui la réalité est parfois autre. Avec la spécialisation des domaines de recherches, l’universitaire peut vite se retrouver enfermé dans des thématiques qui laissent peu de place à l’évasion. De son côté l’artiste n’a pas forcément besoin de s’appuyer sur un socle scientifique au cours de son processus de création.

Ainsi quand la rencontre s’opère il faut réapprendre à dialoguer, parler le même langage, savoir sortir de son pré carré sécurisant afin de s’ouvrir à l’autre ; et l’exercice n’est pas toujours simple. Et puis il y a le temps, ou plutôt l’absence de temps, entre les activités et le travail de chacun, une sacrée urgence qui accélère tout. Mais l’expérience est très belle.

La chute, le sommeil et le transport : telles sont nos thématiques de recherche. L’architecture, l’art, la biomécanique et les neurosciences : tels sont nos domaines de recherche. Difficile d’y voir bien clair dans tout ça, difficile de trouver un point commun. Entre un coup de crayon, le sommeil d’un enfant, la chute d’une personne âgée et un téléphérique urbain on s’y perd aisément. Et puis en creusant un peu, il y a peut-être quelque chose, peut-être qu’effectivement, entre nous, il y a un passage.

 

C’est sur le concept de passage : le changement d’un état à un autre, d’un lieu à un autre que nous avons décidé de travailler. Deux structures semblables se font face, représentant deux états, deux lieux distincts. Elles sont espacées pour que le spectateur puisse se déplacer à la fois à travers, autour et entre elles. Si l’une est ouverte et peut être traversée, ne laissant apparaître qu’une structure métallique brute, l’autre est dense, opaque et présente un obstacle à la circulation, au mouvement. C’est au cours de deux résidences aux Grands Ateliers de L’isle d’Abeau que nous avons, ensemble, réalisé ces structures.

http://www.biennale-design.com/saint-etienne/2015/fr/biennale-in/?ev=art-lab-connexion-27